
La stoa d'Attale et l'église des sains apôtres bâtis sur l'agora d'Athènes
En dépit du fait de sa gloire passé et le fait qu’Athènes soit la plus vieille capitale d’Europe, en termes d’architecture, la Grèce est en générale une nation moderne. Les aspects nationaux et la présence des icônes classiques/néo-classiques évoquent souvent une bataille entre le traditionnel et le moderne.
L’architecture grecque antique
La Grèce antique a laissé une tradition architecturale colossale et inégalée dans le monde. Outre l’architecture classique (Ve-IVe siècle av. J.-C.), l’architecture byzantine (VIe-XVIe siècle ap. J.-C.), l’architecture minoenne (environ 3000-1400 av. J.-C.), l’architecture cycladique (environ 1800-1400 av. J.-C.), l’architecture mycénienne (environ 1400-1200 av. J.-C.), l’architecture archaïque (VIIIe-VIe siècle av. J.-C.) et l’architecture hellénistique (IIIe siècle- 30 av. J.-C.) qui y sont nées, on peut encore citer l’architecture romaine (146 av. J.-C.-323 ap. J.-C.) et l’architecture paléochrétienne qui s’y sont développées avant de se propager aussi bien à l’ouest qu’à l’est du pays.
À cette période, les édifices grecs furent construits en trois styles d’architectures connus : dorique, ionique et corinthien, qui diffèrent seulement dans la proportion et les détails. On remarque souvent ces différences au niveau des chapiteaux des colonnes. En ce qui concerne les temples, l’on a constaté qu’une nouvelle construction était toujours au service de la religion et devait occuper une place privilégiée dans le paysage afin de s’harmoniser avec lui tout en le dominant. Quant aux autres constructions, elles s’organisaient autour de l’agora (place publique où se dressaient théâtre et tribunaux et où se tenaient les assemblées politiques).
L’architecture grecque du XVIIIe siècle à 1945
Au XVIIIe siècle, l’apparition d’une architecture vernaculaire pluraliste et vivante fait en quelque sorte le lien avec les acquis du passé. Mais par la suite, elle fut supplantée par le néoclassicisme, adopté comme le vocabulaire architectural approprié pour cette nouvelle Grèce indépendante des années 1820. La conception de bâtiments publics à thème prévalait sous le regard des grands architectes de l’époque tel que K.F. Shinkel, S. Kleanthes et autre Th. Hansen. Ce dernier fut d’ailleurs en charge de la Vienne impériale.
Le début du XXe siècle s’est éloigné du classicisme et des styles historiques, comme le montre l’œuvre de A. Zachos (1872-1939). L’architecture vernaculaire fut réévaluée et rendue plus « populaire ». Encore une fois, l’architecture grecque joua un rôle fondamental dans l’évolution de l’architecture au niveau mondial et influença de grands architectes, tels que A. Loos et Le Corbusier. Dans les années 1920 et 1930, l’acceptation inconditionnelle du mouvement moderne fut palpable. Il aboutit sur le plus grand événement architectural de l’époque, le IVe CIAM (Congrès International d’Architecture Moderne), qui se tint à Athènes en 1933.

Le Complexe sportif olympique d’Athènes
De l’après-guerre à aujourd’hui
Après la Deuxième Guerre mondiale, les conditions de la reconstruction furent déterminées au sein des petites sociétés de construction qui pullulaient et par l’agressivité de la culture d’entreprise à l’affut du gain. Mais à l’issue d’une longue période de crise et de conservatisme, la fin des années 1950 et les années 1960 se caractérisèrent par une période de croissance sans précédent et de grands accomplissements, ont eu lieu malgré quelques difficultés comme la dictature militaire en place et la crise pétrolière de 1972-1973. K. Pikionis (1887-1968) fut ainsi l’un des pionniers du régionalisme architectural qui mis fin à la vision de l’architecture comme avant tout une technique, et non comme une pratique idéologique.
Les années 1980 commencèrent sur une époque de crise pour le secteur du bâtiment et de grands retournements au sein de la profession. Dans ce climat d’incertitude, l’avènement de nouvelles formes d’expression et d’expérimentation, qui devinrent une alternative au principal courant architectural grec a donné un coup de fouet au secteur. Dans les années 1990, une nouvelle crise frappa la profession et l’enseignement de l’architecture. C’est une absence totale de politique ou d’aide en la matière qui a prévalu avec un grand manque d’attention portée à l’impact de l’architecture sur l’environnement, à la qualité du design, voire de la construction à proprement parler. Enfin, les Jeux Olympiques de 2004 ont remis la création et l’homme au centre des débats.
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Mots-clefs : architecture, Grèce, jeux olympiques, séjour culturel

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